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20.10.2026 03:13 PM
Le dollar abat sa carte maîtresse, mais cela pourrait ne pas suffire

L’EUR/USD tourne en rond dans une cage construite par le marché obligataire. Ce marché est si puissant que les investisseurs exigent une prime de risque à la fois pour leur exposition aux valeurs technologiques et pour le tumulte budgétaire et politique de la France. Les investisseurs disposent d’alternatives — ce qui se traduit par un écart croissant entre les rendements français et allemands, qui empêche vraiment l’euro de prendre son envol.

Dynamique de l’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes

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Pour soutenir son niveau actuel d’endettement, d’environ 120 % du PIB, la France devrait accomplir un véritable exploit : réduire le déficit budgétaire à environ 2 % du PIB, un niveau qui n’a plus été observé depuis les années 1970. Dans le même temps, les manifestants réclament un allègement du coût de la vie. Cela implique davantage de dépenses, alors que le projet de loi de finances présenté à l’Assemblée nationale est déjà sous tension. Les investisseurs vendent des actifs européens, ce qui, en théorie, devrait peser sur l’EUR/USD. En pratique, l’essentiel de cette baisse de l’euro s’est déjà produite entre août et octobre, et le marché obligataire, très puissant, commence à se retourner contre le dollar américain.

MUFG estime que si les démocrates prennent le contrôle du Congrès début novembre, cela constituerait un facteur important d’affaiblissement du billet vert. De même, le recul de l’engouement pour l’IA, qui avait soutenu le sentiment économique aux États‑Unis et orienté les capitaux vers les actions américaines, supprimerait un soutien structurel au dollar. L’éclatement d’une bulle du S&P 500 frapperait donc en premier lieu le billet vert.

Gardez à l’esprit que les baissiers sur l’EUR/USD ne bénéficieront pas du soutien de la Fed avant décembre. Les marchés à terme n’intègrent pas de relèvement du taux des federal funds en octobre, et la prochaine réunion du FOMC est prévue pour la fin de l’année.

Dynamique du sentiment économique en Allemagne

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Si les démocrates contrôlent le Congrès, ils bloqueront probablement certaines parties du programme de Donald Trump, y compris ses efforts pour faire baisser les prix de l’énergie. Pourtant, ni sa promesse de ne pas frapper l’Iran avant les primaires, ni l’accord sur le diesel avec la Russie n’ont empêché le Brent de dépasser 110 $/bbl. Cette évolution exerce une pression sur l’euro, en tant que monnaie d’un pays importateur net d’énergie. Le premier repli du sentiment mesuré par l’enquête ZEW depuis avril ne fait qu’alourdir ce fardeau.

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Ainsi, le dollar américain joue progressivement les atouts qui lui restent, en cherchant de nouveaux moteurs de croissance tout en s’inquiétant de l’éclatement d’une bulle de l’IA. Mais la crise budgétaire et politique en France empêche l’euro de lancer une véritable contre-attaque. Dans un tel environnement, il est logique de se tourner vers l’ancien guide fiable : le pétrole. Il devrait probablement aider à déterminer le prochain mouvement directionnel de l’EUR/USD.

D’un point de vue technique, le graphique quotidien met en évidence une bataille en cours autour de la juste valeur à 1,1215. L’inscription d’un nouveau plus haut local au-dessus de 1,1235 constituerait un signal d’achat, tandis qu’une cassure sous 1,1195 ouvrirait la voie à des positions vendeuses.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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